Photo de couverture prise par Médias Photos Charlevoix, 2026.
L’affaire Levasseur a profondément marqué notre région de Charlevoix. En février 2024, Éric Levasseur a été reconnu coupable par un jury du meurtre au deuxième degré de Carolyne Labonté, un crime pour lequel il purge actuellement une peine de prison à perpétuité avec une période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle de 18 ans. Le dossier est maintenant devant la Cour d’appel du Québec. Il est important de rappeler que la Cour d’appel ne réévalue pas les faits ni la violence subie par la victime, mais des questions de procédure. La culpabilité d’Éric Levasseur a été établie par un jury, à l’issue d’un procès complet, reconnaissant le meurtre de Carolyne Labonté. Cette cause demeure un rappel bouleversant de la réalité des féminicides et de l’importance de poursuivre la mobilisation pour prévenir la violence faite aux femmes.
Un 6e féminicide confirmé à Brossard le 2 février 2026, s’ajoute aux cinq féminicides depuis le début de l’année, en seulement 1 mois. Ces meurtres ne sont pas des drames isolés, mais l’aboutissement d’un continuum de violences encore trop toléré.
Le dossier d’Eric Levasseur ne peut être traité comme une simple cause criminelle parmi d’autres. Il s’inscrit dans un contexte social marqué par une violence persistante envers les femmes. Chaque recours judiciaire, chaque féminicide, nous rappelle l’urgence d’agir collectivement.
Il est fondamental de le rappeler: un féminicide en contexte conjugal est un meurtre causé par la violence conjugale. Il est le point culminant d’une dynamique de contrôle et de violences, et non un drame soudain ou incompréhensible. Nommer cette réalité est indispensable pour briser la banalisation et agir en prévention.
En réponse au 6e féminicide survenu le 2 février, la Maison La Montée, le CALACS de Charlevoix, le Centre des Femmes de Charlevoix et le Centre-Femmes aux Plurielles invitent la population à deux rassemblements jeudi le 26 février prochain, afin de témoigner de l’indignation collective face aux féminicides de 2026:
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Mary Tukalak-Iqiquq, assassinée par son partenaire le 5 janvier à Puvirnituq
- Tadjan’ah Désir, assassinée par son ex-partenaire le 6 janvier à Montréal
- Susana Rocha Cruz, assassinée par son partenaire autour du 8 janvier à Québec
- Véronic Champagne, assassinée par son partenaire le 18 janvier à Rougemont
- Marie-Kate Ottawa, assassinée par son ex-conjoint le 25 janvier à Manawan
- Sonia-Maricela Gonzalez-Velasquez, assassinée par son conjoint le 2 février à Brossard




